Commerce Equitable

Quand nous faisons nos courses, nous faisons des choix qui ne s’arrêtent pas uniquement à la qualité et/ou au prix.

En réalité nous achetons aussi :

* Les conditions de travail des producteurs (environnement économique et social),

* Les conditions de fabrication , de transformation et d’élimination des produits et par conséquent leur impact sur l’environnement naturel.

Nous avons le droit de refuser la « loi du plus fort » qui gouverne aujourd’hui l’économie mondiale en choisissant :

* D’acheter des produits issus du commerce équitable ,

* De demander une  » éthique sur l’étiquette « ,

* D’acheter des produits fabriqués dans le respect de l’environnement ,

* De se soucier du devenir de nos achats après utilisation,

* D’acheter des produits locaux , ce qui favorise ainsi l’insertion par l’activité économique et des « circuits courts » plus respectueux de l’environnement,

* D’exiger une information objective et vérifiable sur les conditions de fabrication des produits,

* De donner les objets que vous n’utilisez plus aux personnes qui se chargent de les redistribuer.

Le concept du commerce equitable

Dans une économie mondialisée, nombre de produits viennent des pays du Sud. Mais le développement de ces pays stagne, alors qu’ils devraient tirer les bénéfices de ces échanges.

Vouloir un commerce équitable , c’est vouloir que les producteurs puissent vivre dignement de leur travail et que les consommateurs soient prêts à en payer le prix.

Le commerce équitable est fondé sur les principes suivants :

* Assurer une juste rémunération du travail des producteurs leur permettant de satisfaire leurs besoins élémentaires : santé, éducation, logement, protection sociale,

* Garantir le respect des droits fondamentaux des personnes (refus de l’exploitation des enfants, de l’esclavage…),

* Instaurer des relations durables entre partenaires économiques,

* Préserver l’environnement,

* Proposer aux consommateurs des produits de qualités.

La prise en compte de l’environnement naturel dans ses achats peut se faire à différents niveaux :

Prendre en compte le mode de production de ce que nous achetons.

Pour l’alimentation, par exemple, choisir des produits locaux limite les transports et donc la dépense d’énergie et la pollution de l’air.

Le fait que ces produits locaux soient cultivés ou élevés dans des conditions prenant en compte l’environnement est un autre critère de choix.

Veiller aux matériaux utilisés pour leur fabrication.

Le commerce equitable

L’épuisement des ressources naturelles non renouvelables (pétrole, gaz, minerais) et les dégâts que génèrent certains « luxes » (par exemple, l’utilisation de bois exotiques pour l’ameublement conduit à la désertification de certaines zones du globe) sont une bonne raison pour :

* Privilégier les produits en matériaux renouvelables ou recyclés,

* Acheter des bois d’essence locale ou issus d’exploitations forestières « maîtrisée » (par exemple, le label FSC garantit l’absence d’impacts négatifs, soit économiques, sociaux ou environnementaux lors de l’exploitation),

* En ayant le souci du devenir de votre achat en fin de vie.

Devenir « consomm’acteur » au quotidien… C’est un principe sur lequel se basent 55 organisations en France dans leurs actions de sensibilisation. Les objectifs premiers sont d’ inciter les consommateurs à acheter des produits de bonne qualité sociale , et de mettre en place un « label social » garantissant que les produits sont fabriqués et distribués en respectant les critères suivants :

* interdire de l’exploitation des enfants,

* interdire du travail forcé (esclavage),

* respecter la liberté syndicale,

* non-discrimination,

* respecter des conditions de travail et rémunérations décentes. Chacun d’entre nous, peut agir quotidiennement dans ce sens en exigeant que les distributeurs nous informent des conditions de fabrication des produits que nous achetons (notamment pour les secteurs des textiles, de l’habillement, du cuir et des jouets).

Source : www.isere-environnement.fr